Portrait de Jérémie Marcuccilli : un athlète enraciné
Chef d’entreprise et athlète, il court, grimpe, vole presque entre les sentiers et les crêtes. Pour lui, le Vaucluse est bien plus qu’un terrain de jeu : c’est une terre d’ancrage, un retour à l’essentiel. Notre équipe l’a rencontré, attention, interview survitaminée !
Best place on earth !
L’automne caresse les Monts de Vaucluse d’une lumière dorée. L’air se charge d’odeurs de pin chauffé, de terre humide et de feuilles rousses. Au loin, le chant des cigales s’efface peu à peu, laissant place au bruissement du vent dans les branches et au crissement des chaussures sur la roche calcaire.
C’est ici, au cœur de cette nature brute et inspirante, que Jérémie Marcuccilli se ressource. Ici qu’il s’aligne, entre corps et esprit, avec ce territoire qu’il chérit.



« Ce qui compte ce n’est pas l’arrivée, c’est la quête »
Le matin, à 5h44, la Provence dort encore. Les parfums du thym et du romarin se mêlent à la fraîcheur de la rosée. Jérémie, lui, est déjà debout. Une gorgée d’air, un regard vers les collines, et le mouvement commence.
Son parcours n’a jamais été linéaire. Fils d’un professeur de Karaté, il a appris tôt la rigueur, l’équilibre et la force tranquille. Un voyage en Australie viendra éveiller autre chose : un besoin viscéral de créer, de transmettre, de s’accomplir. De ce souffle naîtra Kookabarra, son entreprise de jus de fruits naturels, un concentré d’énergie, comme lui.
Chaque défi entrepreneurial, chaque lever de soleil, chaque entraînement traduit la même philosophie : repousser ses limites, écouter son corps, respecter le cycle de la nature. Lorsqu’il court, il ne cherche pas à fuir le monde, mais à s’y relier plus intensément.
L’épreuve et l’éveil
Ses jambes connaissent la douleur, mais son esprit, lui, ne cède jamais. Le Tor des Géants, 330 kilomètres, 24 000 mètres de dénivelé : quinze jours pour retrouver ses mots, quinze jours pour que le corps comprenne ce qu’il vient d’accomplir.

Avant cela, la Diagonale des Fous à La Réunion, l’Ultra-Trail du Mont-Blanc à Chamonix, la Western States Endurance Run aux Etats-Unis ou le TorX en Italie, chaque course est une méditation en mouvement. Chaque montée, une introspection.
Sur les sentiers, l’homme se dépouille du superflu. La solitude devient une alliée. Et au bout de l’effort, ce n’est pas la médaille qu’il retient, mais la vérité nue du moment vécu.


Le feu sacré de la transmission
De retour sur les terres des Monts de Vaucluse, Jérémie reprend son souffle, ses enfants autour de lui. Ce qu’il découvre, il le partage. Toujours. Qu’il s’agisse d’un sentier oublié, d’une saveur, ou d’une valeur. Pour lui, le mouvement est un langage. Certains peignent, d’autres chantent : lui, il court.
Dans ses gestes, il y a de la gratitude, de la foi, et cette énergie contagieuse qui rallume le feu des autres.
Son entreprise devient le prolongement de son corps : vivante, locale, engagée.
De la RunLagnes au Trail des Monts de Vaucluse à la Semaine du Goût et Octobre Rose, jusqu’au Semi-Marathon du Mont Ventoux Kookabarra, à chaque évènement, Jérémie est là, sourire franc et pas décidé, ambassadeur d’une Provence qui bouge, qui respire, qui partage.
Et après ?
Après la course, après l’effort, vient le temps du partage. Sa quête est celle de transmettre, d’inspirer, d’inviter à se lever, à marcher, à créer.
Il y a désormais un livre qui s’écrit, un film qui se tourne, et toujours cette envie intacte : donner envie d’être en mouvement.
Alors que le soleil tombe derrière les Monts de Vaucluse, Jérémie avance encore. Les pieds sur la terre, la tête dans le vent, le cœur ancré dans cette Provence qui lui a tout appris : la vraie victoire, c’est d’avoir trouvé son chemin.

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